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En bref : les Escape Game, c'est cool. Raconter des histoires avec, c'est mieux.

L'Escape Room (aussi appelé Escape Game) est un « jeu d'évasion grandeur nature » qui trouve ses origines notamment dans les premiers  'livres dont vous êtes le héros', les jeux d'aventures textuelles sur les premiers ordinateurs, puis plus tard les jeux vidéos comme Myst, pour ne citer que celui-là. Il puise son énergie dans notre envie de vivre des aventures, de nous réveiller un jour et de trouver une lettre d'un grand oncle disparu qui nous demande de continuer sa quête, de nous évader de prison, ou tout simplement de sauver le monde.

Dans le format standard d'une Escape Room, les joueurs sont enfermés en groupes (habituellement de 3 à 6) dans une salle d'où ils devront s'échapper en maximum 60 minutes après avoir résolu des énigmes, accompli des épreuves et réussi leur mission.

Cette forme de base laisse la place à énormément d'autres possibilités.

Il faut retenir ce qui fait l'essence de ce type de jeux : le fait de vivre une histoire. On a ici affaire à une forme d'écriture narrative où les spectateurs deviennent acteurs (des spect'acteurs quoi. Voilà, j'ai placé mon jeu de mots, je peux dormir tranquille).

 

Ce qui manque actuellement beaucoup dans ce milieu, c'est de pousser ce côté narratif et d'utiliser ce médium pour raconter des histoires. N'importe quel type d'histoires.

Pour des raisons pratiques et surtout commerciales, la grande majorité des Escape Rooms misent sur des thèmes accrocheurs et sans risques (évasion de prison, horreur, franchise de film ou de BD, ...) et misent plus sur de l'effet, du fun, du divertissement plutôt que sur une vraie narration, un point de vue, ... De plus, l'accent est mis sur le côté « jeu et action », et l'histoire ne devient qu'un prétexte pour enfermer les gens. Même les Escapes Games qui introduisent des comédiens dans leur jeu ne le font (en général) que de manière très superficielle ou anecdotique (un zombie cliché, un professeur fou peu crédible) et passent à côté d'une utilisation théâtrale et narrative d'un acteur.
Mais c'est un problème du milieu, pas du medium.

L'Escape Game nous offre une possibilité de raconter des histoires d'une nouvelle manière.

Là où le théâtre, le cinéma et autres poussent l'artiste, le performeur, à utiliser tout ce qu'il a à sa propre disposition pour faire vivre une émotion ou une histoire (son corps, sa voix...) ; l'Escape Game va pousser son créateur à exploiter le corps de son spectateur pour vivre l'histoire, lui faire faire des choses avec ses mains, ses yeux, son corps, ses sens et ses émotions pour qu'il ressente l'histoire. Et comme le cinéma, le théâtre ou toute autre forme de narration, elle permet aussi d'aborder toutes sortes de thèmes : des thèmes sociaux, des thèmes éducatifs, des aventures basées sur l'actualité, sur l'histoire, sur la politique...

TLDR : Escape Games are cool. Using them to tell stories is cooler.

Escape Rooms (or Escape Games) is a concept of live action games finding their origins in Adventure Books or Hypertext Fictions on the first Personnal Computers, and later point-and-click games like Myst - to name only one among many others. It lives on our will for adventures, to wake up one day and find a letter from a long-time-vanished relative asking us to take his lifelong quest for a lost city to an end, or our attraction for the unknown, or just to simply save the world.

In it's classic form, Escape Rooms can lock 3 to 6 players in one (or many) rooms, where they need to solve some riddles, accomplishe a mission and find a way to escape.

This basic form leaves room for many other possibilities. We need to retain wha's the essence of this type of game : getting people to live a story. We're facing here a form of interactive storytelling where spectators become actors. (May I say spect'actors ? Ok, it's said, let's move on).

What's missing in this field, is to push up the storrytelling part of it and use this medium to tell stories. Any story.

For practical and commercial reasons, many of the Escape Rooms usually bet on catchy and riskless themes (prison escape, horror, movie or comic book licences ...) and aim for fun and entertainment more than storytelling or standing for a point of view. The accent is on the game and the action, and the story becomes merely a pretext to lock people in a room.

Even the Escape Rooms including an actor inside the game usually do in in a very superficial or anecdotical way (a cliché zombie, a unconvincing mad scientist...) and miss the opportunity to use it in a theatrical and narrative way.

But this is a problem of the field, not the medium.

Escape Games are offering us with an opportunity to tell stories in a new way. Theatre and Cinema are fields where the performers, the actors, the artists in gerenal use their own voice/body/... to tell a story, to pass on a emotion ; Escape Games will get their creators to build an experience where spectators will have to use their own bodies, senses and emotions to feel a story. And in the same way as Cinema, Theatre and any other narrative form of art does, it can be used to tell any kind of stories, to address any kind of topics : social, educatition, current events,  history, politics...

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